Edouard Kaminski, est le tout nouveau vice-président en charge du pilotage de l’Idex Université Paris 2019 au sein de la Comue USPC. Il nous présente les grandes lignes des travaux à conduire dans le cadre de sa mission et des premières actions qui seront mises en place.

 

Quelles sont les grandes lignes de votre mission et comment comptez-vous les mettre en œuvre ?

Ma mission est simple : faire en sorte que l’Idex soit un succès ! Elle comporte une dimension politique qui consiste à être un relai efficace entre les décisions politiques prises au niveau du comité Idex, et les groupes de travail et communautés impliqués dans la réalisation des différentes actions pour la recherche, la formation, les relations internationales ou l’attractivité RH, pour ne citer qu’elles. Ma mission a également une dimension opérationnelle de coordination des différentes actions, tant dans la définition de leurs objectifs que dans le suivi de leur mise en œuvre. Nous devons être capables de définir des trajectoires lisibles, de poser des jalons réalistes et in fine d’évaluer l’impact de ces actions sur la future Université de Paris et sur ces collaborations avec ses partenaires. Dans ce but, nous mettrons en place un Quality Management Office (QMO) que j’animerai.

En plus des projets en cours, y aurait-il de nouveaux projets ?

L’ensemble des actions était annoncé dans le projet Idex. Les actions d’ores et déjà en cours ou annoncées dans un délai court sont notamment des Chaires d’excellence, les contrats doctoraux internationaux, ou le soutien aux plateformes. Les nouvelles actions, comme par exemple le soutien à l’émergence en recherche ou la prématuration en amont de la SATT IDF Innov, seront lancées progressivement dans les mois qui viennent, au fur et à mesure que les modalités opérationnelles seront définies.

Le travail qui consiste à préciser les modalités de mise en œuvre des actions est passionnant et s’avère complexe en fonction des objectifs. Soutenir la pluridisciplinarité requiert par exemple d’accompagner la structuration des programmes interdisciplinaires financés par l’Idex 1 et qui souhaitent aujourd’hui passer à une nouvelle étape, tout en contribuant à l’émergence de nouveaux projets de travail en commun sur des objets différents.

Dans de nombreux domaines, concernant les partenariats internationaux, l’internationalisation des campus, les nouveaux cursus, l’open sciences ou la science en société pour n’en citer que quelques uns, les propositions sont largement ouvertes et le travail s’annonce intense dans les semaines qui viennent. C’est d’ailleurs un enjeu important de ma mission. Nous sommes en train d’élaborer sous le pilotage du comité Idex un plan d’actions, en accord avec l’ambition et la politique générale, qui s’inscrit dans le cadre de la convention de financement de l’Idex. Cela nécessite d’organiser la réflexion avec les communautés afin de bien préciser les objectifs opérationnels de ces actions et de choisir les indicateurs pertinents qui permettront de les évaluer et, en fin de période probatoire, de démontrer notre capacité de pilotage et le succès du projet.

Qu’est-ce qui différencie l’Idex de l’Université de Paris ?

L’Idex est un ensemble d’outils au bénéfice de la construction de l’Université de Paris et du renforcement avec les membres fondateurs de USPC (universités, institut, écoles, fondation) et les organismes de recherche. Il a, en conséquence, vocation à financer des développements de nouveaux projets et non des actions ou des services pérennes qui, eux, doivent être pris en charge par l’Université de Paris, le cas échéant en réseau avec les partenaires privilégiés. Le cadre de l’Idex nous impose de nous mettre dans l’optique de l’échéance de la fin de la période probatoire. Il faudra que nous montrions alors qu’il y a eu un avant et un après Idex. Par exemple, les plateformes techniques pour la recherche et l’analyse, peuvent nous solliciter pour un développement inédit et transformant. Mais elles devront démontrer que leur modèle économique assure leur soutenabilité à l’issue de la période probatoire. Autre exemple, la mission pérenne de formation des doctorant.e.s n’a pas vocation à être financée dans son intégralité par l’Idex. Mais le collège des Écoles doctorales peut proposer de nouveaux parcours ou types de formation, sur l’entreprenariat étudiant, sur la valorisation de la recherche, ou sur l’internationalisation, que l’Idex pourra soutenir.

Quel rôle doivent jouer les facultés dans la dynamique de création des projets ?

Les facultés auront un rôle dans la construction de la stratégie de l’université et pourront, à travers différentes actions Idex, faire émerger de nouveaux projets. Elles seront l’échelon crucial dans ce nouvel établissement, à la jonction entre la stratégie globale et les activités des laboratoires et des UFR. L’action « émergence en recherche » visant à soutenir de nouvelles thématiques de recherche, aura vocation par exemple à être mise en œuvre aux niveaux des facultés. Elles auront, bien entendu, également un rôle central dans les actions en formation.

Quelles actions sont ouvertes aux autres partenaires qui composent USPC ?

Plusieurs sujets intéresseront l’ensemble des établissements qui composent USPC. Parmi les nouveaux cursus qui seront proposés certains le seront en étroite collaboration avec les partenaires privilégiés. Des sujets très vastes comme les partenariats internationaux, le développement de l’interdisciplinarité, l’open sciences, les ressources documentaires ou la science en société, sont dès le départ envisagés à l’échelle de la communauté USPC. Enfin, les projets recherche pourront associer les partenaires et contribuer à la construction de stratégies de développement communes au niveau de USPC.

D’autres actions, comme le soutien à la formation des personnels ou le développement des actions du réseau Égalité Femmes-Hommes, sont également envisagées au niveau de la communauté USPC. Pour ce type de projet c’est la communauté USPC dans son ensemble – et non pas la seule Université de Paris – qui apportera le complément de financement permettant leur pérennisation.